"Aborder la question sous l’angle de la Commission de transparence et de la question statutaire est limitatif et il faut réaffirmer plus globalement la forte volonté du Parti, comme une identité politique publique, d’entendre ce que demandent notre propre base sociale et notre électorat : la nécessité de rénovation profonde du Parti socialiste.
On sent bien que notre électorat veut qu’on soit à la hauteur pour battre la droite. Il veut s’intéresser aussi à ce que nous allons devoir choisir : notre candidat(e).On a plutôt apprécié le processus à l’italienne, la primaire à gauche qui puisse rassembler et dynamiser. Or, on ne maîtrise pas cela seul. Par contre, pour la désignation de notre candidat, nous pouvons nous adresser à l’ensemble des électeurs socialistes : « Cela vous intéresse de savoir quel sera le projet que portera le candidat, qui sera probablement incontournable pour la victoire de la gauche en 2007, et qui sera-t-il ? Eh bien, venez avec nous pour participer à ce processus-là. »
C’est un moment spécifique. Une campagne de trois mois pour les associer à cela est juste. Ce sont des primo-arrivants. En 2007, ces camarades, ne seront plus à leur première adhésion, ils auront une nouvelle carte et rentreront dans le droit commun. Il s’agit de les appeler à nous, de les lier à nous, et j’espère qu’on saura les garder, avec cette adhésion à 20 euros. Comment va-t-on les garder ? En les accueillant bien en section, pas en les écœurant très vite par notre introversion. Et il ne faudrait pas que la campagne d’adhésion se réduise à une des trois cartes « Venez désigner notre candidat. » Il y a trois cartes, une dit : venez faire le projet avec nous ; une autre : venez battre la droite avec nous ; et une autre : venez désigner le candidat. C’est avec ces trois cartes qu’il faut mener la campagne. Il faudrait aussi revoir la clé de répartition proposée (16 £ au national, 4 £ aux fédérations), parce ce ne doit pas être les sections qui paient la campagne nationale d’adhésion. A part cela, les statuts s’appliquent, c’est dans la section que l’accueil se fait comme avant".