Mon discours d'introduction du Conseil National NPS

Samedi 28 janvier, NPS tenait son premier conseil national depuis le Congrès du Parti socialiste du Mans

Chers camarades, 

 
Depuis le 21 Avril 2002, nous avons engagé les uns et les autres, séparément à Dijon, ensemble sur le référendum puis au Mans, un combat politique interne pour que notre parti tire les leçons de cette défaite, afin :
- qu’il soit une opposition décidée pour aider nos concitoyens à résister aux attaques sans précédent de la droite contre tous les piliers du contrat social et républicain,
- crée les conditions politiques pour renouer avec notre base sociale et la jeunesse par l’affirmation d’un projet socialiste de reconquête, soit à nouveau en situation de rassembler la gauche,
 - soit prêt pour être choisi par le peuple de gauche en 2007 comme instrument du rejet de la droite mais aussi du changement social auquel il aspire avec force.
 
25% des militants ont partagé nos analyses et propositions, presque autant ont partagé notre combat contre la dérive libérale de l’Europe en disant NON au référendum et ont manifesté leur volonté d’un ancrage à gauche du parti en votant pour une autre minorité que la notre. La majorité a d’ailleurs due dans ses textes corriger certaines dérives par rapport à Dijon. Dérives qui sans notre combat auraient libre cours dans leur orientation. Nous avons fait beaucoup et nous avons obtenu des victoires.
 
La séquence qui s’ouvre après le Mans est une autre séquence : il n’y a plus de congrès avant 2007 pour changer la ligne, l’heure n’est plus à l’introversion. La seule question qui se pose désormais c’est comment gagner en 2007. Gagner avec notre parti, tel qu’on l’influence ou peut l’influencer pour qu’il soit le plus possible porteur des orientations essentielles que nous avons défendues et que nous voulon continuer de défendre avec détermination. Nous ne sommes pas en réserve pour ce combat, nous ne sommes pas dans une posture, pour en cas de défaite prendre date, nous ne donnons pas rendez-vous avec le destin d’un homme providentiel qui viendra nous sauver après la déroute, nous prenons toutes nos responsabilités pour gagner en 2007, nous lions notre destin à la victoire, entièrement solidaires de nos concitoyens qui perdront beaucoup, voir tout, si la droite gagne.
 
D’ailleurs, qui peut croire qu’en cas de défaite en 2007, le rapport de force à gauche sera en faveur de nos orientations, exigeantes et volontaristes. Le coup serait tellement dur, la démoralisation de notre camp si profonde, que la reconstruction de la gauche se fera sur la défensive, avec une prime pour les prédicateurs de l’impossibilité de changer en profondeur les rapports sociaux et de contrer le tout libéral. Comme avec l’aire Tatcher pendant laquelle c’est le blairisme qui s’est imposé dans le Parti Travailliste et non la Gauche du Parti pourtant très puissante et liée aux syndicats de Grande-Bretagne.
 
Notre feuille de route, notre obsession, c’est de gagner en 2007. Nous prenons nos responsabilités, en prenant les responsabilités du Parti qui est le nôtre, dans son exécutif, à chaque BN nous disons ce qu’il faudrait dire ou faire comme avant, ensuite nous faisons là où nous sommes en charge de mettre en œuvre, ce qui en retour nous renforce encore et nous crédibilise pour dire ce qu’il faut dire et faire.
 
Il suffit de prendre l’exemple de la bataille contre le CPE. Nous avons été à la pointe des débats, des propositions, puis de la mobilisation pour contrer la droite et battre ce projet. Le Parti et toute sa direction se sont mis en mouvement. C’est une victoire. D’autres auraient pu attendre que le parti ne fasse rien pour le dénoncer, ou ne savent pas quelle est leur place si le parti fait ce qu’il doit faire, et bien nous nous sommes entièrement à notre place : utile à notre parti, utile à la gauche, utile pour battre la droite.
 
Cette bagarre du CPE doit être un identifiant, une marque de fabrique, du NPS. Si demain, dans le mouvement social, dans la gauche, dans notre parti : les militants disent : « le NPS, Ah, ceux qui ont tout fait pour que le CPE soit battu », on aura renforcé notre influence et développé notre courant comme jamais.
 
Bien sûr je caricature, car notre identité c’est bien plus que cela : nos bagarres passées nous identifient déjà, elles sont à notre honneur, nous sommes ceux qui avons pointé les premiers la dérive libérale de l’Europe, ceux qui ont priorisé la question sociale dans le parti, ceux qui veulent épanouir la démocratie politique et sociale pour impliquer toujours plus les citoyens aux décisions qui les concernent avec notre proposition de passage à la 6ème République, ceux qui ont tout fait pour l’unité de la gauche, ceux qui veulent rénover le PS. Ces combats ne sont pas finis, le NPS vie et vivra tant que ces combats nécessiteront un regroupement délimité des autres sensibilités du PS pour les faire avancer.
 
Alors, aujourd’hui nous allons travailler, définir comment nous allons porter notre valeur ajoutée à la victoire en 2007. Notre programme est chargé. D’abord nous aurons un débat d’orientation politique qui doit nous armer pour les échéances de cette année : opposition à la droite, projet et Etats Généraux, rassemblement de la Gauche et primaires, investitures pour les législatives. Ensuite pour mener à bien ces combats, nous discuterons de l’organisation de notre courant et de sa nouvelle direction.
 
Cher(e)s camarades,
Bons travaux !

 

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