PLU adopté: emplois, logements, qualité de vie, au cœur.

Voici l'article que j'ai écrit pour le journal d'information de la municipalité du 20ème arrondissement de Paris, Le Pari du 20ème. "Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) a été adopté le 12 juin dernier par le Conseil de Paris...

Voici l'article que j'ai écrit pour le journal d'information de la municipalité du 20ème arrondissement de Paris, Le Pari du 20ème.
 
"Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) a été adopté le 12 juin dernier par le Conseil de Paris. Ce document qui établit les règles d’urbanisme à Paris pour les 20 ans à venir remplace le Plan d’Occupation des Sols (POS) qui datait de 1977 élaboré à l’époque par la droite parisienne et qui était particulièrement inadapté aux défis lancés à la capitale.
 
Ce PLU, fidèle aux engagements pris dans le contrat de mandature du Maire de Paris et du Maire du 20ème Arrondissement pour ce qui concerne nos quartiers, a été élaboré pendant plus de 3 ans de façon tout à fait inédite : par une intense concertation avec les habitants. Dans notre arrondissement 1 500 propositions sont venues des conseils de quartiers dont la plupart ont été reprises dans le PLU soumis à enquête publique, puis dans le cadre de cette enquête plus de 1 000 observations ont été inscrites au registre dont une bonne part a été reprise dans le PLU adopté.
 
A partir de trois objectifs majeurs souhaités par les Parisiens : l’amélioration du cadre de vie, le développement de l’emploi en favorisant l’implantation d’activités, le maintien de la diversité sociale et la lutte contre les inégalités, deux priorités ont été clairement affirmées : le logement et l’emploi.
 
En effet ce plan permet la création de 4 500 logements sociaux supplémentaires mais aussi un rééquilibrage de l’offre sur le territoire parisien par la réintroduction de logements sociaux dans les quartiers qui en comptent peu, notamment au centre de Paris : acquisitions, réhabilitations, constructions neuves ou transformation de bureaux obsolètes en logements.
 
Ce plan prolonge le mouvement engagé depuis octobre 2003 qui a vu baissé le chômage de 20% à Paris contre 6% seulement sur le plan national, et alors que dans les années 90 : 126 000 emplois ont été perdus. Il favorise l’installation de nombreux locaux d’activité créant des emplois de proximité et de services aux habitants, et 65 000 emplois devraient être créés grâce aux bureaux supplémentaires. L’effort dans ce domaine est particulièrement important dans les quartiers délaissés jusqu’en 2001, en particulier à l’est et au nord de Paris.
 
Dans le 20è, une partie du patrimoine faubourien toujours menacé sera préservé, nos espaces verts protégés et développés, notre patrimoine historique mis en valeur, le commerce de proximité sur les principales artères commerciales tout comme sur des voies secondaires au cœur des quartiers sera maintenu, des bureaux pourront s’implanter plus facilement créant ainsi les emplois nécessaires au dynamisme de nos quartiers.
 
Bref, ce PLU est équilibré, intelligent et novateur.
 
Pourtant la droite a eu une attitude destructrice. Après avoir, pendant 25 ans, mené une politique qui a vidé Paris de ses couches populaires et moyennes, renvoyant en périphérie des milliers de familles, elle persiste et signe en s’opposant à ce PLU et en refusant la mixité sociale qu’il permet. .Françoise de Panafieu et le groupe UMP ont affirmé une hostilité farouche à la création de logements sociaux dans le futur quartier des Batignoles. Leur vision de la ville est celle d’une citée réservée aux plus riches et méprisant l’est et le nord comme notre 20è où l’équilibre activités économiques/logements sociaux doit permettre de développer des quartiers si longtemps négligés par l’UMP.
 
Dans ce contexte, nous avons été étonnés et parfois choqués par l’attitude des élus Verts qui ont multiplié les votes incompréhensibles : après avoir approuvé le projet de PLU l’année dernière, ils se sont abstenus un an plus tard sur le même texte enrichi y compris par leurs contributions. Pire, ils ont rallié et fait passé un amendement de l’UMP Paris, visant à interdire la construction de 210 logements sociaux destinés aux infirmières sur des terrains libres dans le 16ème arrondissement alors même que leurs principales critiques portaient sur l’insuffisance de logements sociaux à Paris…
En tous les cas, face à l’UMP qui organise les inégalités à Paris, face à sa vision d’une ville figée, d’une ville musée, avec les Radicaux de Gauche, les Communistes et les élus MRC, les Socialistes ont pris leurs responsabilités en faisant le pari d’un urbanisme contemporain, de la mixité sociale, de la vitalité économique et commerciale, et de la qualité de la vie à reconquérir."
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