Communiqué du Nouveau Parti Socialiste
Dimanche 29 mai, 22h
Ce soir, il y a un premier vainqueur, c'est la démocratie. Jamais on a autant parlé d'Europe dans notre pays que depuis six mois. Il était temps ! C'est un signal fort à tous ceux qui en France ou en Europe auraient préféré éviter cette procédure référendaire et pariaient sur une abstention massive des jeunes et des classes populaires. Un grand débat, une forte participation, la souveraineté de notre peuple exprimée dans la clarté. Soyons en fiers !
Que les Français ne se couvrent pas de cendres, que les Européens n'aient pas peur ! En votant non, la France n'a en rien tourné le dos à l'Europe. Ce soir, le non français n'est pas un refus de l'Europe. Ce n'est pas un non de repli et de défiance. C'est un non à une politique européenne qui marche à l'envers des intérêts des européens eux-mêmes. Mais c'est surtout un message pour une Europe puissante, résistant au renoncement, pour une Europe qui se donne les moyens de sa réussite, de sa cohésion et de son avenir. C'est un vote qui porte avec lui la volonté d'une renégociation et une double exigence, démocratique et sociale, pour tous les peuples européens. C'est un non européen, un acte conscient de volonté et d'espoir, un choix porté majoritairement par la jeunesse, les salariés, et par la majorité de la gauche.
Dans nos villes et dans nos campagnes, les citoyens s'adressent à ceux qui dirigent l'Europe pour qu'ils réécrivent cette constitution, pour une Europe plus ardente et plus efficace à les défendre. C'est un vote qui condamne les politiques libérales, en France comme en Europe. Dès lors, c'est un vote qui ouvre la voie à l'alternance et à l'alternative en 2007, et pour cela il désigne aux socialistes trois obligations : renouveler leur projet, rénover leur parti et rassembler leurs forces sans attendre.
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